Hervé Laroche, professeur de management et stratégie à l’ESCP-EAP © JDN / Agathe AzzisComment définissez-vous un “sale con” ? Comment distinguer un sale con chronique de quelqu’un qui est simplement de mauvaise humeur ?
Un “sale con” se reconnaît aux effets qu’il produit sur autrui : on se sent méprisé, humilié, agressé, ou au moins pas reconnu… Et celui qui produit cet effet souvent, de manière répétée, est un sale con “certifié”. Sinon, bien sûr, ça arrive à tout le monde de mal se comporter.
A quels comportements quotidiens les reconnaît-on ?
Ils manquent de considération pour les autres, ne les écoutent pas, se montrent péremptoires, agressifs, intolérants, ne sont pas ouverts aux idées et suggestions, imposent leurs avis, les expriment comme des évidences, méprisent les objections… et puis éventuellement pire : ils profèrent des remarques agressives, des insultes, des allusions déplacées…
En quoi sont-ils nocifs pour l’entreprise ?
Ils engendrent des coûts cachés, sous forme de démotivation, retrait, voire absentéisme ou maladie pour les employés. Mais également des effets collectifs : manque de coopération entre les individus, manque de créativité, etc. Et encore : temps perdu à réparer leurs dégâts et éventuellement leurs erreurs.
Au canada on parlera de chien sale
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| Robert Sutton est professeur de management à la Stanford Engineering School où il a cofondé le Centre pour le travail, la technologie et l’organisation. |
Tout ceci étant trés inspire de du travail de Robert Sutton
Voir aussi son Blog
Qui a donné naissance à toute une litterature sur les cons :
![]() Gérer les emmerdeurs |
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